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Mes écrits dans une bouteille

Il y a si longtemps que la plume me chatouille la paume.  Il y a si longtemps qu'elle s'essaie à parcourir les blanches pages du temps qui passe.  Tant de choses à dire qui se diluent dans l'encre du temps, ce temps qui effrite impitoyablement les souvenirs...

 

Le blog du Papyrus, je l'ai commencé l'année dernière pour y partager mes lectures.  Avec qui, finalement ? Je me le demande encore.  Qui cela peut-il intéresser ? Je me le demande aussi.  Est-ce que je m'intéresse, moi, aux blogueurs qui parlent de leurs lectures ? Non ! Mon intérêt est tout entier pour la lecture elle-même.

 

Et voilà que s'enchaînent les mois, fidèles, eux, à leur raison d'être : ponctuer le temps.  De mon côté, qu'ai-je partagé ? Rien, ou presque.  Presque rien.  Je lis, bien sûr, j'aime tant lire.  Mais je n'arrive pas à discipliner mes décisions quant à gratter une blanche page de ma plume.  Alors, les pages de mon blog elles aussi restent blanches, juste assorties à la couleur de mes cheveux qui, chaque matin, dans mon miroir, me redisent le temps qui passe et la trace que je ne laisse pas.  Procrastination ? Sans doute.  Manque de motivation, de passion, plutôt.  En fait, tout le monde se f... de ce que j'écris sur les autres qui écrivent.  J'ai bien trop d'admiration pour ceux qui l'ont fait alors que moi, je ne le fais pas, pour penser un instant que ce que j'en dis va intéresser qui que ce soit.  

 

Alors, je vais tenter d'écrire pour moi et mettre mes écrits dans une bouteille que je lance dans la Toile, cette mer de l'oubli si fréquentée qu'on peut y être médiocre sans que personne s'en aperçoive.  Mais parce que j'ai le goût de dire, dire ce que je vis, ce que j'ai vécu, ce que j'ai le goût de vivre, je me lance dans un dialogue avec ma mère, celle à qui je dois la vie et qui est partie dans le grand Ailleurs depuis quelques jours à peine.  Parler avec elle, pour elle, ce sera comme lui dire merci pour ce cadeau qu'est la vie, un cadeau tantôt enrubanné, tantôt empoisonné.

 

Chère petite Mamy qui a si bien su fleurir cette vie et la pourrir aussi... jusqu'à ce que je comprenne qu'on n'a besoin de personne pour se pourrir la vie, de toi, je ne garderai que les fleurs.   

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